La Rome païenne ressuscitée

 

Au chapitre XIII, il est question de la « bête de la mer » et de la « bête de la terre » :

 

1 Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.
2 La bête que je vis ressemblait à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d'un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité.
3 Une de ses têtes paraissait blessée à mort ; mais sa plaie mortelle fût guérie, et toute la terre, saisie d'admiration, suivit la bête.

 

11 Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon.
12 Elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence, et elle amenait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie.
13 Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes.

 

Comme l'observe le Père Kramer, la bête de la mer fait allusion à la quatrième bête de la prophétie de Daniel, qui désigne l'Empire romain :

 

« Cette bête a comme le dragon sept têtes et dix cornes. Cela rappelle la bête sauvage que Daniel vit sortir de la mer (VII. 7), et qui n'avait cependant pas sept têtes, mais dix cornes. C'était la quatrième bête de la vision de Daniel. Les trois premières étaient un lion ailé, un ours et une panthère, représentant les Babyloniens, les Médo-Perses et les empires grecs(...). La quatrième bête est évidemment l'Empire romain » (Kramer, p. 302).

 

Le chapitre XVII de l'Apocalypse nous livre davantage d'indices sur l'identité de la bête de la mer ; car il y est dit que :

 

  1. La Grande Prostituée est assise sur la bête de la mer ou « bête écarlate » (v. 3).

  2. La Grande Prostituée est en même temps assise sur « la ville aux sept collines », qui correspond à la ville de Rome.

  3. Sur le front de la Grande Prostituée est écrit « Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre » (v. 5) ; or Babylone était le surnom de Rome chez les premiers chrétiens, comme on peut le voir dans la première épître de St. Pierre.

  4. La prostituée est « ivre du sang des saints et des martyrs de Jésus » (v. 6).

 

La Grande Prostituée : un symbole de la contre-Église des derniers temps

 

Toutes ces caractéristiques démontrent que la bête de la mer est une résurrection de la Rome païenne, qui persécutait les chrétiens. Il s'agit de l'Union Européenne, qui promulgue des lois sataniques et prépare l'avènement du Nouvel Ordre Mondial (cf. les conférences de Pierre Hillard). Les exorcismes suisses eux-mêmes, en 1991, ont déclaré que l'Union Européenne était «la préparation du règne de l'Antéchrist» et qu'elle « mènerait à la ruine ». Elle ne constitue que la première étape du plan mondialiste, la seconde étant la constitution du bloc euro-atlantique, et finalement du gouvernement mondial. Mais la notion de bête de la mer ne se résume pas à l'Union européenne ; la seule notion qui puisse la résumer est celle de Rome païenne ressuscitée, dont nous venons de parler. La Grande Prostituée, qui n'est autre que la contre-Église des derniers temps (établie à Rome depuis l'usurpation du Siège apostolique par le sosie de Paul VI en 1972), est assise sur la bête de la mer, ce qui signifie qu'elle a son siège à Rome, au Vatican (nous reviendrons sur la date de 1972 et sur les durées de l'Apocalypse).

 

Mais qu'est-ce que la bête de la terre ?

 

 

La bête de la terre, ou l'antipape de la contre-Église

 

La bête de la terre, nous dit le chapitre XIII, « exerce toute la puissance

de la première bête [de la mer], en présence de celle-ci ».

Cela signifie non seulement que la bête de la terre est elle aussi

établie à Rome, mais qu'elle règne au nom de la bête de la mer ;

donc elle est son chef, ayant autorité sur elle. Il ne peut s'agir

de nul autre que de l'antipape de la contre-Église...

 

Le verset 11 du chapitre XIII nous informe que la bête de la terre

a « deux cornes semblables à celles d'un agneau », mais qu'elle

« parle comme un dragon ». Cornélius a Lapide, jésuite belge

et grand commentateur, voit dans ces deux cornes un symbole

de la mitre épiscopale. Ce verset signifie donc que l'antipape

porte la mitre, et qu'il passe aux yeux du monde pour un membre

de l'épiscopat ; mais il « parle comme le dragon », parce qu'il enseigne une fausse doctrine.

L'antipape François, avec la mitre épiscopale

 

 

Simon André, dans son ouvrage, nous explique la signification de l'image du « feu du ciel » que l'antipape fait « descendre sur la terre » (« Elle opérait aussi de grands prodiges, jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes »). Le feu du ciel, en langage mystique, symbolise la charité divine. Or, s'il est un terme qui caractérise et résume le mieux les mensonges de l'antipape, c'est bien celui du NATURALISME. Cette doctrine consiste à nier l'existence de l'ordre surnaturel, ou à le mépriser, au profit d'une vision purement naturelle du monde d'ici-bas. L'antipape François, à la suite de Wojtyla et Ratzinger, propage une hérésie sournoise dérivée du naturalisme : il relègue la charité divine aux vertus purement naturelles. Il parle de l'aide du prochain (par exemple l'aide des pauvres, ou l'accueil des immigrés), au détriment de la confession de la foi et du rappel de toutes les exigences de la vie surnaturelle (la prière, les sacrements, l'état de grâce), ainsi que de la nécessité d'embrasser la foi catholique pour obtenir le salut. Il promeut l'INDIFFÉRENCE religieuse : peu importe que l'on soit chrétien ou mahométan selon lui (ou de quelque autre secte), tant qu'on aide son prochain on est « quelqu'un de bien » (mais précisément, on ne peut être quelqu'un de bien sans la FOI - véritable - et la charité DIVINE). Aussi ne se fait-il pas défaut de laver les pieds de transsexuels et même d'infidèles le jour du Jeudi Saint, sans parler de son voyage en Afrique où il a décrit la malnutrition et l'insalubrité comme des problèmes plus graves que la contraception (or la malnutrion et l'insalubrité ne corrompent que le corps, qui est périssable, tandis que la contraception corrompt l'âme, qui est éternelle, pour la livrer à Satan, ce maître cruel). En matière d'immigration, l'antipape promeut l'accueil de tous, indifférencié, même lorsque les immigrés sont mahométans (et donc d'une secte dangereuse pour le bien commun naturel et l'ordre chrétien), ce qui est contraire  à l'enseignement de St. Thomas d'Aquin et à la loi juive de l'Ancienne Alliance. Ce fait à lui seul prouve que Bergoglio oeuvre pour la Synagogue de Satan, et qu'il veut la destruction du monde chrétien : car l'immigration massive et indifférenciée est l'une des plus grandes menaces contre le christianisme.

 

Notre but ici n'est pas de décrire en détail le naturalisme de l'antipape François (Bergoglio), car d'autres l'ont déjà fait sur internet, et nos lecteurs trouveront aisément des analyses méticuleuses et circonstanciées. Le naturalisme de Bergoglio transparaît plus encore que celui de Wojtyla : chaque semaine, sinon chaque jour, il prononce une déclaration publique de tendance naturaliste. Toutefois, la bête de la terre ne décrit pas un antipape déterminé : elle constitue le TYPE des trois antipapes de la contre-Église (Luciani est un cas particulier, car il était de bonne intention, innocent si l'on peut dire).

 

Le chapitre XIII nous dit que la bête « blasphème contre Dieu(...), son tabernacle, et les habitants du ciel. » Au sens le plus fort du terme, le blasphème consiste à usurper la place de Dieu. Ici, l'expression « son tabernacle » désigne toute l'Église, tout comme l'expression « les habitants du ciel », qui fait allusion à l'ensemble du peuple fidèle. Ce passage signifie donc que la bête de la mer usurpe la place de Dieu, et celle de son Église. La composante politique de la bête de la mer, à savoir l'Union Européenne, usurpe la place de Dieu en promulguant une législation contre-nature, décidant ainsi de ce qui est bien et de ce qui est mal, et violant la justice éternelle et immuable. La composante religieuse de la bête de la mer est la contre-Église, qui usurpe la place de la vraie Église, se faisant passer aux yeux du monde pour l'Église authentique.

 

La Grande Prostituée est principalement caractérisée par une coupe de vin, car cette coupe est une parodie du calice de la Messe ; elle symbolise sa liturgie corrompue, à savoir la nouvelle messe, promulguée invalidement et illicitement en 1969 (le document était un faux préparé par la Loge, c'est-à-dire principalement par le cardinal Villot et le cardinal Béa). La prophétie de Daniel, au chapitre VIII, décrit les tentatives d'Antiochus Épiphane en vue d'abolir le sacrifice perpétuel, à savoir le culte juif véritable, pour le remplacer par un culte corrompu (il ne s'agit pas d'une idole placée dans le Temple de Jérusalem, nous en parlerons ailleurs) ; mais par analogie, elle décrit également les tentatives de la Loge en vue d'abolir la Messe catholique véritable, pour la remplacer par une liturgie corrompue ; et ces tentatives ont en partie réussi (seulement en partie, car l'oblation pure ne disparaîtra jamais intégralement de la surface de la terre), avec la réforme liturgique. Les frères Morlier ont eu raison de formuler cet argument dans leur ouvrage L'extraordinaire secret de la Salette ; mais Vincent Morlier, aujourd'hui, ne croit plus à la survie de Paul VI.

 

Voici la prophétie en question :

 

8 Le jeune bouc [symbole des ennemis de Dieu] grandit extrêmement et, quand il fut devenu fort, la grande corne se brisa, et je vis quatre cornes s'élever à sa place vers les quatre vents du ciel.
9 De l'une d'elles sortit une corne, petite, qui grandit beaucoup vers le midi, vers l'orient et vers le glorieux pays.
10 Elle grandit jusqu'à l'armée des cieux [le peuple fidèle, les habitants du ciel] ; elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles [les mauvais prêtres et fidèles], et les foula aux pieds.

11 Elle grandit jusqu'au chef de l'armée [le Grand Prêtre et aujourd'hui le Pape] et lui enleva le culte perpétuel, et le lieu de son sanctuaire fut renversé.

 

Simon André a commenté cette prophétie dans son ouvrage, La survie de Paul VI et les apôtres des derniers temps.

 

Au chapitre XVIII, il est dit de Babylone (la Grande Prostituée) : « Ô grande ville, qui était vêtue de lin fin, de pourpre et d'écarlate » ; or, le lin est la matière constituant le vêtement des prêtres ; quant à la pourpre et à l'écarlate, ce sont respectivement les couleurs des évêques et des cardinaux...

Ci-dessus, les évêques et cardinaux avec leurs vêtements pourpres et écarlates

 

Mais l'Apocalypse nous indique-t-elle la durée du règne de la Grande Prostituée ?

 

 

Les durées de l'Apocalypse

 

Notre frère, Simon André, est le premier auteur à avoir su déceler les durées de l'Apocalypse ; il a soulevé le voile de cette énigme longtemps irrésolue, dans son ouvrage La survie de Paul VI et les apôtres des derniers temps (2014), qui s'intitulait à l'origine La mission divine d'Ecône contre les erreurs de l'Antéchrist.

 

Dans l'Apocalypse, la durée de l'exil de la femme (du chapitre XII), qui est en même temps la durée du règne de la bête, est décrite de trois façons : 1260 jours, 42 mois, et « un temps, des temps et la moitié d'un temps ». La durée est identique (elle représente 3 ans et demi), mais elle est exprimée par trois unités différentes ; pourquoi ? Tout simplement parce qu'elle recèle trois significations différentes :

 

-Durant 1260 années, la femme (l'Église) a trouvé refuge dans le désert, c'est-à-dire dans une ville qui autrefois, était le symbole par excellence du paganisme et du polythéisme (le désert, rappelons-le, symbolise le paganisme et l'apostasie). Le Vatican a ainsi été établi à Rome. Depuis l'établissement des États pontificaux en 754 par la donation de Pépin le Bref jusqu'à la canonisation invalide et sacrilège de l'antipape Jean-Paul II, il y a tout juste 1260 années (nous en reparlerons) ; cette « canonisation» sacrilège, qui s'est produite en 2014, signe la révocation symbolique des États pontificaux, désormais acquis à l'Antéchrist.

 

-Le chapitre XIII nous dit, quant à la bête de la mer : « il lui fut donné pouvoir d'agir pendant quarante-deux mois  » ; et le chapitre XI nous apprend que « les Gentils fouleront aux pieds la ville sainte durant quarante-deux mois ». Or, 2014 - 42 = 1972, soit la date exacte du remplacement de Paul VI par un sosie, faisant l'objet d'une prophétie de la petite Jacinthe de Fatima, et de la stigmatisée italienne Teresa Musco : c'est la date fatidique du Troisième Secret de Fatima. Par conséquent, la Grande Prostituée devait régner durant quarante-deux années symboliques. Certains objecteront qu'aujourd'hui, en 2016, la contre-Église règne toujours ; mais nous verrons que selon l'Apocalypse, l'année 2014 marque un arrêt de la justice divine, décrétant sa fin prochaine. Il s'agit d'une date symbolique, et non pas d'une date qui constituerait sa fin réelle. L'Apocalypse, rappelons-le, raconte les jugements de Dieu à l'égard de son peuple, séparant le bon grain de l'ivraie, jusqu'à la séparation définitive lors du Jugement Dernier ; donc l'année 2014 est la date d'une sentence divine, et non pas d'un événement charnel qui apparaît aux yeux des hommes.

 

-Enfin, durant 1260 jours, l'Antéchrist régnera sur une grande partie du monde, et sur la ville de Rome. C'est la seule signification littérale, qui ne nécessite pas de conversion de durée.

 

Lorsqu'un homme commet un péché mortel, Satan acquiert un droit sur son âme, qui lui appartient. Plusieurs mystiques, notamment Anne-Catherine Emmerick, ont reçu cette révélation. Il s'agit d'un droit véritable, que Dieu concède en quelque sorte à Satan, à cause de la liberté humaine et du péché commis par la créature infidèle. De même, le Vatican ayant procédé à la canonisation invalide et sacrilège de l'antipape Wojtyla, le Vatican a en quelque sorte été consacré à  l'Antéchrist ; car Wojtyla est le pire antipape de l'histoire, le faux prophète de l'Apocalypse (ou bête de la terre), et donc le principal précurseur de l'Antéchrist. Les révélations de Bayside, juste avant de subir la subversion diabolique d'aôut 1978, avaient dit :

 

« Mes enfants, j'ai le cœur bien triste en veillant à ce que la hiérarchie de Ma Maison, Mon Église, se réveille et sorte du brouillard. Il est triste que Satan, qui se présente comme un ange de lumière parmi vous, vous offrant toutes les sortes de théories humanistes basées sur le modernisme et le « progrès », que Satan, dis-Je, puisse vous aveugler sur la vérité et que vous acceptiez un jour l'erreur au point de promouvoir l'avènement des forces de l'Antéchrist dans ma Basilique de Rome » (15 juillet 1978).

 

J'ai démontré, dans mon ouvrage La survie de Paul VI et le Secret de Fatima (2014), que les forces de l'Antéchrist désignent ici les antipapes de la contre-Église ; car dans les révélations de Bayside cette expression faisait allusion aux cardinaux infiltrés, qui allaient placer l'un des leurs sur le Siège de Pierre. Cette apparition du 15 juillet 1978, lorsqu'elle dit que les catholiques accepteront un jour l'erreur « au point de promouvoir l'avènement des forces de l'Antéchrist dans [la] Basilique [St. Pierre] de Rome  » fait donc directement allusion à la canonisation invalide et sacrilège de Wojtyla.

« Vous accepterez un jour l'erreur au point de promouvoir l'avènement des forces de l'Antéchrist dans la Basilique de Rome »

 

 

Les sept plaies du chapitre XVI

 

Le chapitre XVI évoque sept plaies destinées à fondre sur l'Église moderniste ; au chapitre XV, c'est le premier des quatre animaux, à savoir le lion, qui brandit les coupes et les donne aux anges qui les répandront sur les adorateurs de la bête ; le lion étant le symbole du Pape (chef des quatre êtres vivants et donc de l'épiscopat), Dieu laisse à Paul VI le droit et l'honneur de présider à Ses jugements : en tant que ministre et lieutenant du Christ, il ordonne aux anges d'exécuter le châtiment divin.

 

Ces sept plaies font évidemment allusion aux sept plaies d'Égypte ; toutefois, elles sont de nature spirituelle. Il est possible que sous le règne de l'Antéchrist, elles s'accomplissent de façon littérale, physique ; mais ici, leur accomplissement est essentiellement spirituel. La première plaie est l'ulcère malin qui afflige les membres de la contre-Église ; il s'agit d'une référence à l'ulcère d'Égypte, qui distingua les hébreux prévaricateurs et permit à Moïse de les châtier. L'ulcère malin, selon notre frère Simon, désigne le modernisme, qui constitue le dénominateur commun des membres de la contre-Église adorateurs de la bête. Tout comme les juifs prévaricateurs, ils adorent le veau d'or, c'est-à-dire un antipape, qui est une idole dans le temple de Dieu : le Pape étant le Christ sur la terre, vénérer un antipape, c'est vénérer un faux Christ.

 

Dans notre ouvrage La survie de Paul VI prédite par l'apôtre Saint Jean, nous avons résumé l'analyse de notre frère Simon ainsi :

 

Simon définit les sept plaies de cette manière : la première est le modernisme, qui défigure les modernistes ou « habitants de la terre » ; la deuxième, corrélative, est leur mort spirituelle ; la troisième est la corruption des sources de la grâce ; la quatrième est l'idolâtrie consistant à adorer un faux Christ ; la cinquième est la confusion des méchants consécutive au retour du Saint-Père ; la sixième est l'annonce de l'invasion des guerriers d'orient ; la septième est probablement la conquête du Vatican par les armées de l'Antéchrist.

 

Maintenant, il convient de mentionner les versets prédisant la réapparition du Pape Paul VI.

Paul VI, le Pape Martyr et Pontife Saint des derniers temps

 

 

Le Pape Martyr et « l'évangile éternel »

 

Le retour de Paul VI est décrit au chapitre XIV, et au chapitre XVIII.

 

Au verset 6 du chapitre XIV, Saint Jean voit « un autre ange qui volait par le milieu du ciel, tenant l'Évangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple. » L'ange désigne un évêque (le Pape, évêque de Rome), qui réapparaît «au milieu du ciel», c'est-à-dire à Rome, au centre de la chrétienté ; une fois encore, cette indication est en pleine conformité avec les révélations des exorcismes suisses, qui ont prédit que lorsque Paul VI réapparaîtrait à Rome, le Vatican serait en flammes. Les versets 6 à 9 mentionnent trois anges, mais semblent se rapporter à un seul évêque, le Pape Martyr. Toutefois, il est également possible que ces trois anges figurent en outre les trois derniers papes destinés à lutter contre la Grande Prostituée et l'Antéchrist (cf. notre article sur la prophétie de Saint Malachie), à savoir Paul VI et ses deux successeurs.

 

L'ange (le Pape) apporte l'Évangile éternel, c'est-à-dire la doctrine catholique immuable, par opposition à la contre-Église, qui corrompt et transforme la doctrine de Jésus-Christ. Il l'annonce aux habitants de la terre, à savoir aux membres de la contre-Église et aux pécheurs. On notera que l'expression «un autre ange» est presque systématique : il est écrit « un autre ange », et non « un ange » seul ; cela sert justement à nous indiquer qu'il ne s'agit pas d'un ange céleste, mais d'un évêque, qui est un autre ange comme on dit du prêtre qu'il est « un autre Christ ».

 

Les versets 14 à 16 du chapitre XIV nous disent :

 

14 Puis je regardai [c'est Saint Jean qui parle], et voici que parut une nuée blanche, et sur la nuée quelqu'un était assis qui ressemblait à un fils de l'homme ayant sur sa tête une couronne d'or, et dans sa main une faucille tranchante.


15 Et un autre ange sortit du sanctuaire, criant d'une voix forte à celui qui était assis sur la nuée : « Lance ta faucille et moissonne ; car le moment de moissonner est venu, parce que la moisson de la terre est mûre. »


16 Alors Celui qui était assis sur la nuée jeta sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.

Ici, il ne peut s'agir du Jugement Dernier à proprement parler, car le personnage qui apparaît sur la nuée blanche reçoit un ordre de l'ange (« lance ta faucille et moissonne ») ; or, le Christ ne peut recevoir un ordre de la part de l'une de ses créatures. De surcroît, le Jugement Dernier n'est décrit qu'à partir du chapitre XIX. Ce passage n'est donc qu'une image du Jugement Final, image qui figure la séparation effective des bons et des méchants lors du retour de Paul VI (telle est la signification de la moisson : le blé est récolté, et la paille est jetée au feu). En vérité, c'est exactement la métaphore qui fut employée durant les exorcismes suisses, lorsqu'ils décrivirent le «grand ultimatum», c'est-à-dire l'avertissement prononcé par le Saint-Père Paul VI à l'encontre du monde, à son retour :

 

« Il dira cela d'une voix telle que c'est encore permis à un vieillard, pour se faire entendre de la foule, et des prêtres, des cardinaux et même des mauvais et des francs-maçons. Ils se mettront à trembler aux paroles d'un vieillard frêle qu'ils auraient préféré mort, mais qu'ils n'ont pas pu tuer. Ces paroles du vrai Pape Paul VI qui vit réellement et qui doit dire au monde ce qu'est la vérité, ce qu'est et doit être clairement et inviolablement l'Église véritable, qui se relèvera ainsi à la vue des mauvais et des bons. En présence du Vatican en flammes, ceci apparaîtra comme le symbole des flammes du Jugement final où le Très-Haut apparaîtra sous le signe de la Croix pour séparer les bons des mauvais » (exorcisme du 15 janvier 1985).

 

Comme l'avait fait remarquer Mgr Basile Harambillet à juste titre, le nom civil de Paul VI est Jean-Baptiste Montini, car il est le présurseur de la Seconde Venue du Christ, comme Saint Jean-Baptiste le fut de Sa Première Venue.

 

Les versets 1 à 5 du chapitre XVIII évoquent encore la vision d'un ange, comme au chapitre XIV :

 

1 Après cela, je vis descendre du ciel un autre ange, qui avait une grande puissance ; et la terre fut illuminée de sa gloire.
2 Il cria d'une voix forte, disant : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! Elle est devenue une habitation de démons, un séjour de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau immonde et odieux,
3 parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, que les rois de la terre se sont souillés avec elle, et que les marchands de la terre se sont enrichis par l'excès de son luxe. »
4 Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait : « Sortez de son sein, ô mon peuple, de peur que vous n'ayez part à ses péchés, et que vous ne receviez de ses plaies ; car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités ».

 

Cet ange désigne le Pape Paul VI. La terre, c'est-à-dire le monde pécheur, est illuminée de sa gloire. La lumière, en langage mystique, symbolise la vérité ; le Pape apporte donc la vérité aux âmes qui sont dans l'erreur. Il condamne la Grande Prostituée, la Babylone maudite. Au verset 4, l'ange dit «sortez de son sein, ô mon peuple». On voit qu'il s'agit du Souverain Pasteur, qui s'adresse à SON peuple, le peuple catholique. La voix vient du CIEL, c'est-à-dire de l'Église ; le clergé moderniste est EXCOMMUNIÉ. Le Père Kramer reconnaît lui-même qu'il s'agit d'un pape :

 

« St. Jean entend un autre voix venant du ciel, et avertissant les fidèles qui habitent la ville à partir. Il y aura certainement des catholiques dans la cité condamnée, jusqu'au jour de sa destruction. Ils sont avertis par leur pasteur. De même que Dieu a envoyé des anges et conduit Lot hors de Sodome, et de même qu'il a averti les juifs de s'enfuir de l'ancienne Babylone (Jer. LI. 6 ; Zach. II. 6-8), Il avertit ici les vrais fidèles de partir s'ils ne veulent pas être punis avec la ville [la contre-Église, en réalité] » (p. 409).

 

 

Conclusion

 

Le Père Bernard Kramer a dédié une bonne partie de sa vie à l'étude de l'Apocalypse. Il semble qu'il était polyglotte, ce qui lui a permis de lire les meilleurs ouvrages sur cette matière, en grec, latin, français, anglais, et allemand. Son ouvrage manifeste une grande érudition : c'est LA référence pour comprendre l'Apocalypse. Mon livre à moi peut être vu comme une actualisation de son analyse, à la lumière de la crise de l'Église et des événements actuels ; or, il démontre que les chapitres XII à XVIII décrivent l'exil et la réapparition du Pape Paul VI, suite à l'apostasie des mauvais anges c'est-à-dire des évêques prévaricateurs du concile Vatican II ; mais ces chapitres décrivent également l'excommunication de ces derniers, expulsés du CIEL, qui symbolise l'Église.

Le fait que l'un des meilleurs ouvrages sur l'Apocalypse conforte nettement (et confirme) l'idée de la survie du Pape Paul VI, devrait réveiller les récalcitrants incrédules ; mais chez l'homme le sommeil de l'esprit est lourd, très lourd !

© 2016. Jean-Baptiste André. Créé avec Wix.com

 

« Ceux qui connaissent le vrai Vicaire sont dans la lumière ;

ceux qui sont dans les ténèbres vont travailler pour Lucifer »