La prophétie de Saint Malachie

Saint Malachie

 

La prophétie de St. Malachie (1094-1148) ne doit surtout pas être rangée aux côtés de celle de Nostradamus, aussi extravagante que douteuse. L'Abbé Maître a publié au début du XXe siècle une défense très solide de la prophétie du moine irlandais, qui réfute les objections les plus courantes à son encontre, presque toutes dérivées des arguments du Père Ménestrier ; il bat en brèche les idées reçues et démontre l'authenticité indiscutable de cette liste de devises, qui prédit la suite des papes (et antipapes) depuis Célestin II jusqu'à Pierre le Romain (le dernier pape à venir). Sa manière de démontrer son authenticité consiste tout simplement à décrire ses accomplissements évidents à travers l'histoire de l'Église ; or, une prophétie qui s'accomplit suppose nécessairement une origine divine.

 

Sur internet, la prophétie de St. Malachie a fait couler beaucoup d'encre, et les dernières devises ont donné lieu à des interprétations toutes aussi ridicules et insatisfaisantes, depuis celles des modernistes jusqu'à celles des sédévacantistes (le groupe de catholicapedia, par exemple, connaît l'ouvrage de l'abbé Maître et sait très bien que la prophétie des papes est parfaitement authentique). C'est très dommageable, car cette prophétie, comme nous allons le voir, décrit EN DÉTAIL les étapes de la crise de l'Église et du martyre de Paul VI... Elle constitue l'une des plus importantes prophéties privées.

 

Les dernières devises figurent comme suit (nous ajoutons les papes ou antipapes qui leur correspondent) :

 

 

Pastor et Nauta (Pasteur et nautonnier) - Jean XXIII

 

Flos Florum (la Fleur des Fleurs) - Paul VI

 

De medietate lunae (de la moitié de la lune) - Luciani et Wojtyla

(nous expliquerons pourquoi deux antipapes sont groupés dans cette devise)

 

De labore solis (de l'éclipse du soleil) - Ratzinger et Bergoglio

 

De gloria olivae (de la gloire de l'olivier)

 

Petrus Romanus (Pierre le Romain)

 

 

Les devises de Jean XXIII et Paul VI, respectivement Pasteur et nautonnier (Pastor et Nauta) puis La Fleur des Fleurs (Flos Florum), ne sont manifestement pas des devises d'antipapes : en tout état de cause, ces deux papes ayant été acceptés pacifiquement par l'Église universelle, il est impossible que ce soient des antipapes ; une prophétie privée authentique ne peut enseigner ce que la théologie dogmatique dément. La devise La Fleur des Fleurs décrit même l'un des plus grands papes, sinon le plus grand : elle signifie le Pape des Papes, car Paul VI est destiné à juger la Grande Prostituée qu'est la contre-Église, il est le Pape Martyr de la fin des temps, comme l'exprime si bien le titre choisi par Éric Faure en 1999.

Ouvrage d'Éric Faure évoquant les prophéties médiévales

annonçant l'existence d'un pape martyr à la fin des temps

 

La devise De la moitié de la lune est suivie de la devise De l'éclipse du soleil. La lune, dans la prophétie des papes, se réfère à un antipape : on le voit avec la devise de l'antipape Benoît XIII (la lune du Cosmédin), et avec celle du Pape Nicolas V (la petite lune), qui symbolise l'humilité de l'antipape Félix V qui s'est finalement soumis à lui, avouant son schisme. L'abbé Maître écrit : « de même que la lune ne resplendit que parce qu'elle reflète les rayons du soleil, de même un faux pontife emprunte au pape légitime tout son éclat ». Au contraire, le soleil représente le vrai pape ; la devise De l'éclipse du soleil signifie donc qu'un pape légitime sera éclipsé par un ou plusieurs faux pontifes, des lunes ; ce qui tend à indiquer qu'il sera exilé du Vatican (or, c'est ce qui est arrivé au Pape Paul VI, le 12 juillet 1981, comme révélé lors des exorcismes suisses).

 

Dans les dernières devises, pourquoi la légende De l'éclipse du soleil est-elle précédée de la légende De la moitié de la lune ? Parce que le prophète a voulu nous prévenir que l'éclipse du vrai pontife ne s'opérerait pas immédiatement, et qu'elle serait précédée d'une demi-lune. Cette dernière devise présente quatre fonctions, quatre significations :

 

Elle signifie que pour la première fois dans l'histoire de l'Église, des antipapes portent un nom double : Jean-Paul Ier et Jean-Paul II, nouveaux "Jason et Ménélas", ces faux pontifes de la crise maccabéenne ayant pris des noms grecs, contrairement à tous les grands prêtres de l'Ancienne Alliance, qui avaient des noms hébreux, comme l'a expliqué Éric Faure en 1999. Les exorcismes suisses ont confirmé cette interprétation, en même temps qu'ils ont confirmé l'authenticité de la prophétie des papes :

 

« ...Les autres papes ne portaient qu'un nom. Les deux, Luciani et Wojtyla, s'octroyèrent deux noms, un peu de chacun et jamais un entier. C'est pourquoi ils sont tous les deux des demi-lunes. C'est pourquoi aucun ne brille complètement... Le deuxième est de toute façon (rire moqueur) comme une vieille bobine qui va bientôt se casser1... Encore doré aux yeux du monde, il paraît encore dans l'éclat et la gloire... Mais sa lumière, il l'a reçue, de même que son prédécesseur, dans une certaine mesure, de l'autre Pape Paul VI, qui vit encore [la lune reçoit sa lumière du soleil, comme l'explique l'abbé Maître]... »

Exorcisme du 2 février 1979

 

 

Elle signifie que ces antipapes ont reçu leur lumière de Paul VI, c'est-à-dire qu'ils ont été créés cardinaux par lui, respectivement en 1973 et en 1967, contrairement à Ratzinger et Bergoglio qui ont été nommés cardinaux en 1977 par le sosie, et en 2001 par Wojtyla. D'où l'expression des démons quant à Wojtyla : "sa lumière, il l'a reçue, de même que son prédécesseur, de l'autre pape (Paul VI), qui vit encore".

Wojtyla reçoit la barrette cardinalice de Paul VI

Wojtyla reçoit la barrette puis embrasse le Pape Paul VI, comme Judas baisant le Christ avant de le trahir

 

 

Elle (la devise de la moitié de la lune) signifie que ces deux antipapes sont élus alors que Paul VI réside toujours au Vatican, prisonnier jusqu'à son exil du 12 juillet 1981 ; donc le soleil n'est pas encore éclipsé, le Pape ne s'est pas encore exilé. Au contraire, Ratzinger et Bergoglio seront élus respectivement en 2005 et en 2013, en pleine éclipse ; et ils ne tiendront leur lumière d'aucun pape légitime.

 

Elle signifie que l'éclipse du soleil n'interviendra pas sous le règne de la première demi-lune, mais sous le règne de la seconde ; car deux demi-lunes font une pleine lune, cette même lune qui éclipse le soleil dans la devise suivante. Or, c'est bien durant le règne de Wojtyla que Paul VI s'est exilé, le 12 juillet 1981.

 

Souvent, les devises de la prophétie des papes décrivent soit la situation personnelle du pape en question, soit la situation générale de l'Église, ou même les deux. Les papes légitimes ne sont pas décrits de la même manière que les antipapes, car comme l'a remarqué l'abbé Maître, les devises des faux pontifes ne semblent par exemple jamais faire référence aux saints, afin de respecter la sainteté de leurs noms. Mais il est également intéressant de remarquer que les devises des antipapes du Grand Schisme d'Occident décrivent leur situation de cardinaux, pour bien montrer qu'ils ne sont pas papes : ainsi Benoît XIII était cardinal-diacre de Sainte Marie du Cosmédin ("la lune du Cosmédin"), Clément VII était cardinal-prêtre des Saints Apôtres ("de la croix apostolique") ; Alexandre V était archevêque de Milan (titre papabile et quasiment équivalent à celui de cardinal), dont les armes sont un soleil aux rayons ondulés ("le fouet du soleil") ; et enfin Jean XXIII était cardinal-diacre de Saint-Eustache de Rome ("le cerf de la sirène") et originaire de Naples (dont les armoiries étaient des sirènes de l'Odyssée) : or St. Eustache est souvent représenté avec un cerf. Par conséquent, mon interprétation de la devise "de la demi-lune" est en pleine conformité avec l'interprétation des devises du passé : cette devise décrit la situation des cardinaux Luciani et Wojtyla, qui ont reçu leur lumière de Paul VI en étant nommés par lui.

 

Quant à la devise De l'éclipse du soleil, nous l'avons déjà expliquée en grande partie par ce que nous avons dit précédement : elle décrit la situation de l'Église, à savoir l'élection de deux antipapes qui règnent en même temps, durant l'exil du vrai pape ; mais elle décrit également la situation particulière des deux antipapes, là encore en pleine conformité avec le passé : Bergoglio, qui porte le soleil dans ses armoiries, est éclipsé par Ratzinger lors du conclave de 2005, avant de reparaître à celui de 2013, suite à la démission étrange de Ratzinger. De même, c'est sous le règne usurpateur de ces faux pontifes que le soleil resplendissant du pape légitime fera s'évanouir la fausse lumière d'Anne et Caïphe. Ainsi, le soleil argentin Bergoglio est réapparu en 2013 après son éclipse de 2005, tout comme le vrai soleil qu'est le pape légitime réapparaîtra après son éclipse de 1981. On voit qu'il y a toutes les raisons de grouper quatre antipapes dans deux devises séparées, et le prophète l'a fait pour des raisons bien précises, la première et la plus importante étant de décrire le commencement et l'issue du schisme usurpateur des faux pontifes.

Le soleil bien visible dans les armoiries de l'antipape François

 

 

Une double justification du symbole de l'éclipse graduelle :

le remplacement intermittent puis définitif de Paul VI par un sosie

 

Les devises De l'éclipse du soleil et De la moitié de la lune ne décrivent pas seulement la situation de Paul VI et celle de l'antipapauté antéchristique, elles décrivent la situation de Paul VI vis-à-vis du sosie : car de même que le Saint-Père a été à demi-éclipsé lors des élections de 1978 puis éclipsé totalement lors de son exil de 1981, de même aussi a-t-il été à demi-éclipsé lors de son remplacement intermittent par un sosie en 1972, avant son remplacement définitif en 1975. Ajoutons que selon l'abbé Maître, les devises des antipapes sont toujours placées avant celles des vrais papes, SAUF dans quatre cas (ceux des antipapes Alexandre V, Jean XXIII, Nicolas V et Félix V), où elles sont placées après ; et la raison en est que dans ces quatre cas, contrairement à d'habitude les antipapes ont été élus bien après l'élection des papes en question, et non pas au début comme il est coutumier dans l'histoire de l'Église, où les antipapes ont communément disputé leur titre aux vrais papes dès le début de leur élection. Les devises De la moitié de la lune et De l'éclipse du soleil confirment donc le précédent : car les antipapes qui ont usurpé la place de Paul VI ont été élus bien après son élection.

Le vrai Pape à gauche, le sosie à droite

 

 

Notre interprétation confirmée par deux prophéties privées

 

Plusieurs prophéties privées viennent confirmer notre interprétation de la prophétie des papes : notamment le Secret de la Salette (1), et les apparitions de Garabandal (2).

 

1 - Le Secret de la Salette est une confirmation indirecte, dans le sens où il dit, à propos du Pape Souffrant : « ni lui ni son successeur ne verront le triomphe de l'Église » et encore  « son successeur ne régnera pas longtemps ». Or, étant donné que le triomphe de l'Église fait ici allusion au triomphe DÉFINITIF (celui des élus sur les réprouvés), cela signifie qu'il doit y avoir deux papes légitimes seulement après Paul VI : un qui ne verra pas le triomphe de l'Église, et un autre qui au contraire le verra (le dernier pape). En d'autres termes, il s'agit exactement de la situation décrite par la prophétie de Saint Malachie telle que nous l'interprétons : après la devise de Paul VI (La Fleur des Fleurs), il n'y a plus que deux devises de vrais papes : De gloria olivae, et Petrus Romanus. Les devises situées avant ces deux dernières (De medietate lunae et De labore solis) groupent QUATRE antipapes, comme nous l'avons amplement expliqué.

 

2 - Durant les apparitions de Notre-Dame de Garabandal, Conchita a interrogé la Très Sainte Vierge Marie à propos de la prophétie de Saint Malachie, et spécifiquement sur le nombre de papes restants ; notre Mère bénie lui a répondu qu'après Jean XXIII, il n'y aurait plus que trois papes légitimes, dont un qui poursuivrait le concile (Paul VI). Donc là encore, il s'agit d'une confirmation très nette de notre interprétation :

 

« Nuit du 19 ou 20 décembre 1962

 

Le senor Francisco Clapes Moymo, alors présent à Garabandal et témoin de l'extase de Conchita, note dans son carnet :

 

... Conchita a eu une extase de 3h15 à 5h15(...). Durant l'extase on l'a entendue dire à sa vision : ... Mercédes Salisachs prétend que saint Malachie a prophétisé au sujet des papes, et que maintenant il n'en reste que deux... Après l'extase Conchita nous a communiqué la réponse de la Vierge : ... après l'actuel (Jean XXIII) il y en aura encore trois ; ensuite il n'y en aura désormais plus...1 »

Autrement dit, la Sainte Vierge répond à la question liée à la prophétie de Saint Malachie, corrigeant l'interprétation de Mercédès Salisachs. C'est une manière, pour notre Mère, de confirmer l'authenticité de cette prophétie, qui de fait a toujours été très vénérée, malgré les attaques.

 

« 3 juin 1963

 

Le Père Rodrigo s.j, professeur de théologie morale à l'Université pontificale de Comillas (Santander), qui eut comme élèves de nombreux évêques espagnols actuels, est décédé le 30 mars 1973. Sur son lit de mort il déclara avoir reçu une preuve non équivoque de la vérité de Garabandal.2 Il rapporte cet épisode :

C'étaient les premiers jours de juin 1963 : les cloches de Garabandal commencèrent à sonner. Conchita, qui était dans la cuisine avec Aniceta sa mère, s'exclama immédiatement:

 

– Les cloches sonnent pour un mort ! C'est sûrement pour le pape. Maintenant, il n'en reste plus que trois.

– Quelle sottise dis-tu ? répliqua Aniceta.

– Je ne dis aucune sottise. La Vierge me l'a dit : « Après ce pape (Jean XXIII), il n'y en aura plus que trois(...). »

Toujours début juin 1963, Conchita avait même prédit que Vatican II se poursuivrait :

« Un autre pape viendra et le concile continuera, dit Conchita sans nous regarder.

Maximina répliqua :

– Bien sûr, un autre Pape viendra, mais pour ce qui est de la continuation du concile, le nouveau Pape peut le dire terminé.

– Je vous répète qu'un nouveau Pape viendra, et que le Concile se poursuivra, et je vous dis aussi qu'il n'y aura plus que trois papes. C'est la Vierge qui me l'a dit : après ce Pape qui vient de mourir, il n'en resterait que trois ; et après, c'est la fin des temps. »

 

Ramon Perez, Les apparitions de Garabandal, l'ultime avertissement.

 

 

Pour conclure, j'aimerais insister une dernière fois sur la raison pour laquelle quatre antipapes sont groupés dans deux devises (ce qui est inédit, car jamais les papes n'étaient groupés dans une devise). Je dirais qu'à situation inédite, réponse inédite :

 

1°) Jamais des papes ou antipapes n'ont porté un nom composé, car ils auraient eu l'impression d'être des demi-papes ; Luciani et Wojtyla l'ont fait, rompant avec la tradition séculaire, comme les usurpateurs Jason et Ménalas sous la crise macabéenne.

 

2°) Jamais deux antipapes n'ont résidé en même temps au Vatican, portant les deux la soutane blanche et le bonnet de pape (la calotte blanche), comme le font Ratzinger et Bergoglio.

L'une des nombreuses photos où Ratzinger et Bergoglio apparaissent ensemble,

avec tous les ornements pontificaux

 

 

3°) Lors de l'élection des deux premiers antipapes, Paul VI était emprisonné ; lors de l'élection des deux derniers, il était exilé.

 

4°) C'est sous le règne de la deuxième demi-lune (Wojtyla), que Paul VI s'est exilé, le 12 juillet 1981 ; or une demi-lune + une demi-lune = une PLEINE LUNE, cette pleine lune qui précisément, dans la devise suivante, éclipse le soleil ! On voit la précision de la prophétie...

 

5°) Luciani et Wojtyla ont été nommés par le vrai Pape (Paul VI), et sont groupés dans la devise De la moitié de la lune ; Ratzinger et Bergoglio ont été nommés respectivement par le sosie et par Wojtyla, donc par de faux papes.

 

  Jean XXIII                        Paul VI                  Luciani et Wojtyla           Ratzinger et Bergoglio        La gloire de l'olivier              Petrus Romanus

1958                  1963                   1978                 2005  et  2013            INCONNU               INCONNU

-Les deux antipapes aux noms composés

(Jean-Paul Ier et Jean-Paul II)

 

-Nommés cardinaux par Paul VI

 

-Élus tandis que Paul VI n'est pas encore exilé

Les dernières devises, de Jean XXIII jusqu'au dernier pape

Conformément à la prophétie de Garabandal, il n'y a plus que trois papes légitimes après lui.

-Nommés cardinaux par des antipapes

 

-Élus tandis que Paul VI est exilé

 

-Portent les deux les ornements pontificaux,

alors que Ratzinger a démissioné en 2013

-Le Vatican va jusqu'à évoquer "un double ministère pétrinien" (sic !), avec un membre actif et un membre passif dit "contemplatif" (sic).

-Ils souhaitent être enterrés dans la même tombe !

L'avenir apportera certainement une nouvelle justification du groupement de quatre antipapes dans deux devises ; car tout indique que le Pape Paul VI réapparaîtra du vivant de Ratzinger et Bergoglio, tandis que Luciani et Wojtyla  seront - et sont déjà - morts !

Cette image est tirée de Principium malorum, une prophétie du Moyen-Âge. Éric Faure la commente ainsi :

 

L’ange ci-dessus représente le Pape souffrant retirant la mitre épiscopale à quatre chiens (qui symbolisent les faux pasteurs dans la Bible), représentant chacun les quatre antipapes de la fin des temps, préfigurés dans le second livre maccabéen par les pseudo-pontifes  Jason, Ménélas, Lysimaque et Alcime, qui ont servi de support pour annoncer Luciani, Wojtyla, Ratzinger et Bergoglio.  Ici le Pape souffrant (Paul VI, représenté par l’ange), préfiguré par le vrai pontife Onias III dans le second livre maccabéen, démasque  d’autorité à la sortie de son exil caché ses usurpateurs au nombre de quatre. Cette illustration porte sur le retour du pape pauvre et nu, que le monde croira mort, qui  reprendra le pouvoir à Rome, dans les derniers temps de la papauté. Les apocalypticiens au Moyen Age, comme celui qui a réalisé cette gravure, mais aussi les théologiens, comme saint Bonaventure, les commentateurs de prédictions comme Jean de Roquetaillade, assimilaient l’ange de l’apocalypse au pape.

 

N.B. : L'ange, dans l'Apocalypse, désigne un évêque (y compris l'évêque des évêques qu'est le Pape). Le chapitre XIV de l'Apocalypse évoque le retour à Rome du Pape Martyr, à travers l'ange (l'évêque) qui apporte « l'Évangile éternel ».

© 2016. Jean-Baptiste André. Créé avec Wix.com

 

« Ceux qui connaissent le vrai Vicaire sont dans la lumière ;

ceux qui sont dans les ténèbres vont travailler pour Lucifer »